Étant fille unique, je réalise aujourd’hui que la tendance d’avoir deux flots est plus répandue qu’à l’époque de mes parents, qui sont de la génération des baby-boomers. Je pense à mes amis avec qui je jouais à la marelle et à la corde à danser dans la cours d’école : ils étaient tous pour la plupart enfants uniques, comme moi, et ils ont vécu cette expérience concrète, ce bonheur inouï d'avoir ses parents pour soi et d’être le centre d’attraction.
Une statistique du gouvernement du Québec stipule que le nombre moyen d’enfants par femme est passé sous le seuil de remplacement des générations. En 1987, année de ma naissance, il atteint le niveau le plus faible de son histoire, soit 1,36 enfant par femme. La remontée récente ramène la fécondité à un niveau un peu supérieur à celui du début des années 1990 et demeure stable à 1,731 enfant par femme en 2009. La hausse du nombre de naissances en 2009 peut être attribuable à une légère augmentation du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants.
Les Québécoises ont des poupons de plus en plus tard. Selon l’Institut de la Statistique, l’âge moyen des nouvelles mamans est de 29 ans. La poursuite d'études avancées, tant chez les femmes que chez les hommes et, de surcroit, la problématique du partenaire idéal, sont deux des causes qui diffèrent le désir de maternité volontaire. Conséquemment, les femmes qui désirent se concentrer sur leur carrière sont plus souvent célibataires que leurs collègues masculins. Un poste de haute responsabilité demande un investissement de temps important; or les aléas de la vie familiale seraient plus difficiles, voire même impossibles à concilier pour ces femmes qui doivent souvent choisir entre faire carrière ou fonder une famille.
J’aimerais bien poursuivre cette tendance et avoir des enfants, juste avant la trentaine, lorsque j’aurai terminé mes études et commencé ma carrière hypothétique! Je n’avais jamais commencé à réfléchir à cet acte de continuité, mais lorsqu’on se retrouve avec un compagnon stable cette envie de créer, de donner la vie et de se prolonger survient! Ce projet partagé à deux, cet acte charnel est le plus porteur de conséquences et ce à tous les niveaux car il conduit à affronter la réalité, mais il devient aussi le plus beau jour d’une vie, le plus bel événement, heureux et positif lorsqu’il est attendu et désiré!
Notre corps est fait pour donner la vie, quand cela est fait avec amour et que l’enfant est le produit de deux personnes qui s’aiment. Des questions incontournables s’imposent : ai-je vraiment envie de vivre cette grossesse, l’accouchement, les varices, les séances intenses à la gym pour retrouver une taille de guêpe, sans oublier la tâche quotidienne d’éduquer un enfant… Je pense que lorsque le moment opportun survient on le sait, c’est tout! Et ces questions deviennent alors banales aux yeux d’une potentielle maman !
Source article: Statistiques Canada, Banque de prénoms
Source photos : South Shore Parent
Fille du poète-rock, artiste et professeur de littérature Lucien Francoeur et de l’écrivaine poétesse Claudine Bertrand, Virginie a grandi à Outremont. Au cours de son adolescence, elle a multiplié les séjours et les déplacements entre Los Angeles et Paris. Elle a participé à quelques émissions de radio et télé, ainsi que figuré dans plusieurs magazines. Au début de la vingtaine, elle a décidé de prendre une autre direction que celle de ses parents : malgré son engouement pour la lecture et sa fascination pour l’écriture, elle étudie présentement aux HEC en vue d’obtenir un BAC en administration. Sa passion pour l’écriture l'a incitée à créer un blog, Liberté d’expression où l’on retrouve des articles sur des faits vécus, anecdotes et impressions personnelles.

