Tout d'abord, il est important de comprendre que le terme glucides regroupe toute la famille des sucres. On les retrouve donc aussi, entre autres, dans les produits céréaliers, les fruits, certains légumes, le sucre de table, le miel, les confiseries et les légumineuses. Selon Mme Roy, « les glucides constituent la source principale d'énergie pour le corps. On ne peut pas espérer éviter d'en consommer et n'avoir aucune conséquence sur le bon fonctionnement de l'organisme.»
Les glucides, aussi appelés hydrates de carbone, sont essentiels afin d'assurer la santé du système digestif et aident à la stabilisation du taux de sucre dans le sang. Cent vingt grammes de glucose doivent impérativement être absorbés par l'être humain chaque jour afin d'assurer le fonctionnement optimal du cerveau. En comparaison, une cuillérée à thé de sucre blanc est équivalente à 4 grammes de glucose. Une carence dans la consommation de glucides peut entraîner une importante baisse d'énergie et, éventuellement, mener à une perte de conscience.
Les glucides permettent aussi un rassasiement rapide. Contrairement aux protéines, qui nécessitent un temps de digestion et d’absorption plus long, les glucides font augmenter le taux de sucre contenu dans le sang et indiquent rapidement au cerveau la cessation de la faim. Mme Roy souligne que « les aliments qui sont une source de glucides constituent un excellent choix pour une collation, parce qu'ils permettent de diminuer la faim pour une courte durée. Toutefois, lorsque nous savons d'avance que nous ne mangerons pas pendant une plus longue période de temps, il est préférable de coupler les sucres avec des protéines, telles que des noix, du fromage ou des œufs. »
Afin de perdre une livre de gras, un déficit de 3500 calories est nécessaire. Par conséquent, le mythe des trois « P » demeure très populaire, notamment parce qu’une diète pauvre en glucides réduit l'apport calorique total et parce que ses effets à court terme sont apparents comme ce serait le cas avec n’importe quelle diète. Le problème avec ce type de régime, c'est qu'il est incompatible avec nos habitudes alimentaires et culturelles et avec l'activité physique nécessaire à la stabilisation du poids et à la bonne santé physique.
Comme le suggère Mme Roy, les gens en surpoids devraient d'abord avoir comme objectif de stabiliser leur poids et de gagner de la masse musculaire. « Les muscles ont un énorme besoin en calories afin d'être en mesure d'excréter le CO2 et d'aller chercher l'oxygène nécessaire à leur activité. Les gens musclés dépensent davantage de calories en marchant, en regardant la télévision ou en faisant l'épicerie que ceux qui ont une masse musculaire moindre pour un même poids. » La privation entraîne généralement un déficit calorique et favorise effectivement une perte de poids rapide. Cependant, le corps, privé de son principal carburant, cherchera éventuellement à empêcher le système de dépenser des calories afin de conserver l’énergie nécessaire à son fonctionnement, ce qui provoquera à moyen ou long terme un regain de poids.
Selon Mme Roy, il est faux de croire que certains aliments font davantage engraisser ou maigrir que d'autres. « La prise de poids est liée à notre consommation de calories en comparaison avec nos besoins énergétiques. Ainsi, prenons l'exemple d'une jeune femme qui doit ingurgiter 2000 calories par jour afin de conserver un poids stable. Que ces 2000 calories proviennent de chocolat ou d'oranges, ça ne change rien au niveau de son poids – mais certes, cela aura une influence sur sa santé par manque de variété », soutient la nutritionniste.
Bien entendu, certains choix alimentaires sont plus judicieux que d'autres afin d'assurer un bien-être physique et mental. Ainsi, il est préférable de choisir des aliments qui comportent des glucides faits de grains entiers et dont le sucre ajouté est absent ou se trouve le plus loin possible dans la liste des ingrédients. Les aliments ayant une riche teneur en fibres sont aussi à prioriser, car ils permettent une montée plus lente du taux de sucre contenu dans le sang. De plus, il est tout indiqué de consommer des fruits plutôt que des jus. Ces derniers possèdent une capacité très faible à rassasier, puisqu'ils ne demeurent dans l'estomac qu'un très court laps de temps.
Image: House of Friendship

Étudiante en journalisme à l'Université de Montréal. Diplômée d'un baccalauréat en études cinématographiques et littérature comparée. Violoncelliste à ses heures et entraîneure de gymnastique. Dévoreuse de livres (et de tout ce qui se mange!) assidue. Future globe-trotter. Fascinée par le cinéma, l'art de la scène, le voyage, ainsi que l'individu, ses choix et ses incessants questionnements. Objectifs de journaliste: Expérimenter différents styles journalistiques. Varier mes centres d'intérêts. Apprendre. Objectifs de vie: le savoir, la découverte, le risque.

